Les mensonges de Nafissatou Diallo ont eu raison de l'affaire DSK

Dans un document de 25 pages, le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, explique pourquoi il a pris la décision de solliciter au juge l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire de viol présumé qui l’oppose à une femme de chambre du Sofitel Manhattan, Nafissatou Diallo.

Il s’en explique notamment à cause des mensonges récurrents de la victime présumée qui le mettent « dans l'impossibilité de donner crédit à sa version des faits au delà du doute raisonnable, quelle que soit la vérité sur ce qui s'est passé lors de la rencontre entre la plaignante et le défendant ».

Le procureur rappelle que dans le système judiciaire américain, il est pire de condamner un innocent que de libérer un coupable, et emploie très souvent les mots «crédibilité» et «mensonges», lorsqu’il évoque longuement Nafissatou Diallo.

"Que quelqu'un ait menti par le passé ne signifie pas forcément que cette personne n'est pas fiable, mais dans presque tous les entretiens, Nafissatou Diallo n’a pas dit la vérité sur des choses importantes et moins importantes de sa vie », se justifie-t-il. Et bien que l’accusatrice n’ait jamais changé de version pour décrire ce qui s’est passé dans la suite 2806 du Sofitel Manhattan, elle a, en revanche, donné trois récits différents pour relater ce qui s’est passé juste après.

Ainsi, dans une première explication, elle indique qu’elle se serait dissimulée dans le corridor juste après l’agression ; dans une seconde version, elle aurait procédé au nettoyage de la suite 2820 ; et dans une troisième, elle aurait nettoyé cette suite dans la matinée. Mais pour le procureur, son plus grand mensonge, c’est celui d'un viol collectif dans son pays d'origine, la Guinée. Il lui reproche dans le fond d’avoir été capable de faire croire à des enquêteurs expérimentés à une agression sexuelle violente, et, à la suite de ce premier mensonge, il juge « fatal » le récit d’une nouvelle agression sexuelle avec « une attitude similaire ».

Le procureur juge en outre que les éléments médicaux du dossier ne sont pas assez probants : l’absence d’ADN sous les ongles ne plaide pas en faveur de la violence. Les taches de sperme sur le tapis ne prouvent rien, les vêtements pourraient avoir été déchirés parce qu’ils sont de mauvaise facture, et la blessure à l’épaule comme la rougeur au vagin peuvent avoir d’autres origines.

"Nos réserves concernant la crédibilité de la plaignane ne nous permettent pas de savoir ce qui s'est passé dans la chambre d'hôtel et nous empêcher de poursuivre l'affaire", conclut le procureur.

On ne saura donc jamais ce qui s’est réellement passé dans la suite 2806 le 14 mai 2011… 

 

  • Source:Le Figaro
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