L'hystérie des média : la soif de misère d'inspiration religieuse

Pour une fois, nous n’avons pas eu droit à la période de répit médiatique qui survient habituellement chaque année en été, observe l’hebdomadaire Der Falter, pour qui cela ne s’explique pas par une plus grande masse d’informations, mais parce que les medias sont victimes d’une hystérie collective prenant sa source dans l'instinct religieux :

« Les Catastrophes, les crises et les guerres sont suivies en direct, jusqu’à leur souffle ultime (…) La catastrophe de l’été 2011 avec toutes ses images ne peut occulter le fait que la véritable catastrophe se passe dans nos têtes.  Notre instinct religieux, une recherche de sens que nous partageons tous, exige la clarté et la justice, et même, la pénitence, peut-être. 

Dans tout ce chaos, nous cherchons instinctivement une morale à l’histoire. Nous avons troublé l’ordre de la création, et maintenant, la planète lutte pour le compte d’un créateur qui ne vit plus dans le ciel. C'est bien fait pour nous quand la terre tremble - même si cela se passe ailleurs, ce qui est bien commode. Le journalisme de catastrophe utilise les technologies les plus avancées pour satisfaire des réflexes ataviques, parce que les schémas de pensée qui réclament des informations apocalyptiques sont religieux.

Que dit l’Apocalypse de Jean, le texte de référence intemporel des théories de fin du monde ? +Tu dis : Je suis riche et opulent, et je n'ai besoin de rien : et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu ! + Puis surgissent les Cavaliers de l'Apocalypse, en direct sur CNN."

 

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