Sepp Blatter : 'Moi, ou le trou noir'

Sepp Blatter, le Président de la FIFA, l’instance dirigeante mondiale du football, a manifesté une bien haute opinion de lui-même, lorsqu'il a déclaré, vendredi dernier : « Revotez pour moi,  ou le football plonge dans un trou noir ». Mais si les 208 Etats membres ont vraiment les intérêts du football à cœur, ils devraient choisir quelqu’un d’autre pour présider la Fédération le 1er juin, et accomplir ainsi un premier pas vers la révolution dont ce sport a bien besoin.

Le football n’est pas le seul sport en cause, et de nombreux sports de niveau mondial rencontrent  les mêmes problèmes de corruption, de matches truqués et de paris illégaux, comme le cricket.

Les grands sports internationaux doivent mettre en place des structures qui leur permettent de mieux gérer leurs revenus, parce que ceux-ci ont fortement augmenté durant les deux dernières décennies. Les chiffres d'affaires annuels de la FIFA ont doublé depuis 2003, ils se situent maintenant à 1,3 milliard de dollars, tandis que Deloitte a estimé à 16 milliards d’euros la valeur du football européen en 2008 et 2009. Cette réforme n’est pas insurmontable, comme l’a démontré le Comité international olympique, qui a réussi à opérer la sienne.

Deux mesures devraient être prises immédiatement : les présidents devraient se limiter à deux mandats (M. Blatter est en poste depuis 1998) et les instances telles que la FIFA devraient se doter d’organes indépendants pour contrôler leur gestion et leur administration.

La FIFA et ses organisations ont trop souvent oublié que leur popularité dépend aussi de leur crédibilité et qu’elles se doivent de témoigner du respect pour leurs fans.

 

  • Source:Financial Times
Share
PALMARES BEL20