Sur la toile, le prince charmant n'est pas plus charmant qu'ailleurs...

Tout le monde connaît désormais un couple qui s’est rencontré en ligne, et les critiques autrefois très acerbes à l’encontre de ce système se sont atténuées.

Parship.ch, un site de rencontres suisse, promet que ses adhérents trouveront un compagnon en seulement 3 mois. Le site se targue des résultats d’une étude, qui avait mis en évidence que sur 1000 couples rencontrés par l’intermédiaire de sa plateforme, les 2/3 avaient déménagé pour s’installer ensemble un an seulement après s’être rencontrés. Et qu’autant s’étaient mariés dans les deux années qui avaient suivi cette rencontre.

En dépit de ces promesses, les sites de rencontres ne relèvent pas du conte de fée, et la rencontre de l’âme sœur peut y être autant pavée d’embuches que dans la vraie vie, en particulier pour les femmes.

Andrea K., une Zurichoise copywriter, adhérente de Parship depuis 3 mois, est en train de le découvrir : « Les femmes de mon âge sont repoussantes », dit-elle.  « Pour les hommes qui veulent des enfants,  elles sont trop vieilles. Et elles inquiètent ceux qui n’en veulent pas. Et si nous disons que nous en voulons "peut-être", nous effrayons ceux qui ou bien n’en veulent pas ou bien ceux qui n’en veulent pas plus que ceux qu’ils ont déjà ».

Elena R. aussi est insatisfaite ; elle reproche aux hommes de rechercher implicitement une femme qui se ficherait assez de sa carrière pour partir mener une vie simple à la campagne. Autant dire que les secrétaires trouvent plus facilement chaussure à leur pied que les responsables de divisions d’entreprises, comme dans la « vraie vie »… Cet écueil connait aussi son contraire : pour les hommes, il est difficile d'échapper aux femmes que l'argent intéresse plus que le reste. Urs Z. (44 ans), qui dirige une petite entreprise, a préféré changer sa profession de “gérant” à “vendeur” lorsqu'il a compris que c'était surtout sa situation qui attirait les nombreuses femmes qui l'avaient contacté.

Renate W., une sociologue de 36 ans, rencontre un autre problème : elle ne séduit que les hommes dans la cinquantaine, alors qu’elle rechercherait un homme de son âge, voire plus jeune. Les cinquantenaires sont en effet les plus actifs sur les sites de rencontre, et leur participation aurait grimpé de 39% en 3 ans, selon une étude, qui indique également que ce sont les femmes de cette tranche d’âge qui rencontrent le plus de succès. Au Royaume Uni, il existe même un site spécialisé pour les femmes qui recherchent des hommes plus jeunes, des « toyboys », comme on surnomme là-bas les partenaires des femmes « cougars » : www.toyboywarehouse.com. Il compte 26.000 membres, dont 70% sont des hommes.

L’étude indique également une nouvelle tendance : la montée de Facebook comme lieu de rencontres de référence. Les jeunes célibataires, âgés de 18 à 34 ans, sont en effet de plus en plus nombreux à s’y rendre pour y mener leurs recherches de l’âme sœur.

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25/05/2012 17:35
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