Tintin dans les studios de Hollywood

Le plus célèbre reporter de Belgique se retrouve au centre du monde. Les deux grands réalisateurs hollywoodiens, Jackson et Spielberg ont matérialisé Tintin sur grand écran.

En ce qui concerne Steven Spielberg, sa découverte de Tintin a eu lieu sur le tard, en 1981. Le réalisateur feuilletait les critiques françaises sur son film Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue et il fut surpris de la comparaison entre son héros et Tintin qu’il ne connaissait pas. Après quelques lectures, il devint admiratif. Il contacta Hergé en 1983. Celui-ci avait vu Indiana Jones qui lui évoquait effectivement Tintin. Spielberg et Hergé avaient prévu de se voir afin de réfléchir à une production commune mais la vie en avait décidé autrement. Depuis, 30 années se sont écoulées

Cinq ans plus tôt, Spielberg s’est rendu compte que la technologie nécessaire à la réalisation du film existait. A l’époque, Hergé avait dit à sa femme que si quelqu’un devait un jour réaliser un film sur Tintin, il souhaitait que ce soit Spielberg. Le réalisateur s’est donc mis en contact avec son épouse.

Le film porté finalement réalisé résulte du mélange de trois albums : Le secret de la licorne en tant qu’axe principal, Rackham le Rouge et Le Crabe aux pinces d’or pour la rencontre entre Tintin et Haddock.

Pour Spielberg et Jackson, il s’agissait de rester fidèle à l’œuvre d’Hergé, raison pour laquelle ils ont choisi la motion capture afin d’être plus proche du crayon et du canevas du dessinateur. Il était nécessaire de personnifier Tintin et non pas de se contenter d’un simple personnage de dessin animé. Les deux réalisateurs ont dû également rester fidèles au héros de Moulinsart. En aucun cas, il ne fallait américaniser le personnage ou le récit.

Spielberg et Jackson mettent aussi en exergue les parallélismes qui existent entre Tintin et les films de Buster Keaton et de Chaplin. En effet, les deux Dupondt font énormément penser au  cinéma muet des années 30. Pour les deux cinéastes, Hergé faisait des bandes dessinées comme on fait du cinéma.

Source : moustique.be

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