Albert II : 'les crises constituent des défis à surmonter'

Albert II

Le Roi Albert II a fait part aujourd'hui de son discours annuel discours aux corps constitués en prélude du discours royal de Nouvel An. Le Souverain s'est dit certain que l'histoire rendrait hommage aux individus qui dans des moments difficiles ont fait prévaloir le bien commun. Pour Albert II, les crises sont des défis qu'il s'agit de surmonter et elles sont une occasion de rebondir.

Par ailleurs, il a jugé que "la capacité à surmonter les clivages communautaires et politiques devait rendre confiance aux citoyens, et aux partenaires de la Belgique”. Le Roi a ensuite évoqué la situation de notre pays qui était "confrontée à débat communautaire aigu et à un débat socio-économique difficile, dans un climat de crise économique et de populisme qui traverse l'Europe... On a frôlé l'échec. Mais en fin de compte, des compromis équilibrés ont été trouvés qui correspondent aux attentes d'une majorité de nos concitoyens. Ils doivent favoriser un épanouissement plus grand de nos entités fédérées, tout en permettant à l'Etat fédéral d'exercer les tâches essentielles qui demeurent les siennes, et en sauvegardant aussi une solidarité entre tous les habitants de notre pays. Les mesures économiques, qui comportent des sacrifices pour tous, doivent nous permettre de redresser notre situation budgétaire et de préserver à terme le bien-être de tous les citoyens".
Albert II a également fait référence à la crise de 2008 :"Nous ne pouvons agir comme si la crise de 2008 n'avait pas eu lieu. Il faut en tirer les conclusions, et celles-ci passent par certaines régulations que cela plaise ou non".
Pour le Souverain, il reste encore beaucoup à accomplir en ce qui concerne la crise économique mondiale. Il estime que "le déséquilibre le plus important provient des déficits budgétaires et de la balance des paiements d'un grand partenaire outre-Atlantique. Ces déficits sont financés par l'émission d'instruments de dette détenus par d'autres pays. Il importe prioritairement de réduire ce déséquilibre dangereux". Albert II plaide ainsi pour une régulation au niveau international des flux de capitaux et de la spéculation. En ce qui concerne l'Europe, Albert II a affirmé être pour une plus grande rigueur budgétaire pour autant qu'elle n'étouffe pas l'économie.

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