Bombardé, mais pas encore brisé

Hier, les forces du Colonel Mouammar Kadhafi ont repris leurs attaques sur les bastions des rebelles, et ce malgré la zone d’exclusion aérienne et les frappes organisées contre les cibles militaires du gouvernement pour la quatrième journée consécutive. L’Amiral Américain Locklear a confirmé hier le pilonnage de Misrata, la troisième plus grande ville de la Libye.

Les alliés de la coalition ont peiné à trouver une stratégie cohérente. Le Premier ministre français François Fillon a déclaré hier encore que son pays n'était pas en guerre, tandis que l'Allemagne a décidé un retrait temporaire de son aide militaire à l'OTAN . A Washington, les hauts responsables ont rappelé que les Etats Unis avaient l’intention de transférer le commandement des opérations à leurs alliés dans les prochains jours. A l’OTAN, c’est la confusion, et les dissensions se sont poursuivies hier, mais il devient de plus en plus incertain que malgré les dommages qui ont été infligés à l’armée de Kadhafi, les rebelles parviennent à obtenir une victoire militaire.

Alain Juppé, le Ministre des Affaires Etrangères français, a proposé de mettre en place une instance de pilotage politique de l’opération réunissant les ministres des affaires étrangères de la coalition, ainsi que ceux de la Ligue Arabe. Pour l’instant, hormis le Qatar, aucun Etat arabe n’a engagé de troupes militaires pour défendre la zone d’exclusion militaire. Selon des sources proches du gouvernement britannique, d’autres pays du Moyen Orient, notamment les Emirats Arabes Unis, pourraient apporter prochainement leur soutien aux opérations militaires.

Selon Hillary Clinton, la Secrétaire d'Etat américaine,  les loyalistes Kadhafi négocient en coulisses un moyen de sortir du conflit.

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