'La Belgique doit nommer des technocrates d'urgence pour prendre les bonnes décisions'

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  • 17 nov. 2011
  • par Mylène Vandecasteele

Rik Van Cauwelaert, le directeur de Knack, s’inquiète de la pression internationale à l’égard de la Belgique. Il pense que le formateur Di Rupo n’est pas à la hauteur de la tâche. « Nous le voyons gesticuler pour un million d’euros. Le genre de décisions que l’on prend en un quart d’heure dans une entreprise. A la table des négociations, ils y passent des heures ».

Il pense que nous en sommes désormais au stade où seuls des technocrates pourraient vraiment empêcher la Belgique de glisser dans des difficultés inextricables :

« Lorsque Jean-Luc Dehaene (CD&V) était Premier ministre, il a osé prendre des mesures. Il l’a même fait en collaborant avec les Socialistes. Qui l’ont aussi soutenu. Di Rupo pourrait aussi gagner des milliards avec un mouvement d’indice comme Dehaene,  Pourtant il pourrait le faire, mais son angoisse l’en empêche. »

Il estime que les mesures qui ont été prises, comme la taxe sur les avions ou la nouvelle imposition sur les voitures de société, sont bien trop superficielles, et qu’elles sont sans commune mesure avec ce qui serait nécessaire pour que la Belgique puisse s’adapter au « Six-pack ».

« La Belgique s’approche du point où ses dettes seront impayables. Le grand danger serait de finir dans la situation de grande panique de 2008. La pression internationale est en forte hausse. Bientôt la Belgique devra lancer un appel à la Banque Centrale Européenne, pour qu’elle achète des obligations belges sur le marché. Ce sera le début de la fin, et ce moment se rapproche. »

« Organiser des élections avant d’avoir pris les premières mesures serait dangereux. Nous devons d’abord prendre des mesures nécessaires, comme la révision de l’indice et des prix de l’énergie. Puis il faut former un gouvernement d’urgence. Pour la planification, nous pouvons nous adresser à la Banque Nationale et au Bureau du Plan. Il faut remonter à la source ».

Rik Van Cauwelaert pense que ce gouvernement de technocrates ne serait pas forcément apolitique, et que l’on pourrait choisir des personnalités bien ancrées dans leurs familles politiques. Il cite par exemple Philippe Moreaux du PS, ou Frank Vandenbroucke du SP.A, même si pour ce dernier, cela n’est plus possible. Didier Reynders (MR) est quelqu’un qui ose prendre des décision, mais il estime qu’il ne prend jamais les bonnes. Quant au formateur… « Ce n’en est pas un. Sa réputation est ruinée. Chaque jour, nous voyons qu’il est le pire pour cette charge de formateur. »  

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