La montée de l’extrémisme hongrois n'est pas le résultat d'une mentalité nationale spécifique

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  • 19 juil. 2011
  • par Mylène Vandecasteele

Sándor Kepíró, un criminel de guerre nazi présumé, a été acquitté en première instance par la justice hongroise par manque de preuves. A l’énoncé de la décision, des extrémistes de droite qui se trouvaient dans la salle ont manifesté leur joie.

Le journal slovaque Hospodárske noviny rapporte la montée en puissance de l'extrême droite, de plus en plus populaire : "Un représentant du parti Jobbik d'extrême droite vient d'être élu maire de la ville de Gyöngyöspata. Des extrémistes ont défilé en uniforme dans cette ville dans les mois qui ont précédé les élections, et ont semé la peur et l’effroi parmi les Roms qui y résidaient. Personne ne pense qu’un maire Jobbik pourra calmer la situation. … La peste brune qui se répand en Hongrie ne vient pas d’une culture nationale propice. C'est plutôt la conséquence de problèmes laissés en suspens depuis longtemps. Il est facile d’accepter les Roms lorsque l’on regarde leurs campements par la fenêtre de sa voiture. Par contre, il est plus difficile de vivre à proximité immédiate d’un grand camp asocial. Nous pouvons exprimer notre dégoût pour les Hongrois, mais les questions non résolues se poseront tôt ou tard. Si l'élite démocratique échoue à trouver une solution civilisée, une majorité frustrée votera pour des solutions sans rapport avec la démocratie."

 

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