Le cours du pétrole remonte, à la faveur de l'escalade diplomatique entre l'Iran et Israël

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  • 08 nov. 2011
  • par Mylène Vandecasteele

Depuis le début du mois d’octobre, les cours du pétrole sont remontés, et mardi, ils ont grimpé brutalement, atteignant leur plus haut niveau depuis août, en raison de la perspective prochaine d’une frappe possible d’Israël en Iran.

L’agence de presse iranienne FARS a évoqué une flambée des cours avec des prix de 200 à 300 dollars le baril si l’Iran venait à être attaqué, ce qui provoquerait la fermeture du Détroit d’Ormuz, par lequel transite plus de 30% du pétrole vendu dans le monde. 

De son côté, l’Iran, par la voix de Seyed Hossein Naqavi, qui dirige la Commission parlementaire de la Sécurité nationale et des affaires étrangères, menace de lancer des troupes pour combattre dans les rues de Tel Aviv, en cas d’attaque de son programme nucléaire : « Israël n’est pas assez grand pour lancer une attaque militaire sur l’Iran, mais s’il décide de prendre une décision aussi stupide, l’armée iranienne se battra avec les soldats sionistes dans les rues de Tel Aviv… Et les chassera hors  du sol palestinien ». Naqavi a également indiqué que le champ de bataille serait étendu aux pays occidentaux : « Les forces iraniennes se battront avec les ennemis avec le maximum de puissance et de pouvoir, sur tout le sol européen et américain, si l’Iran est attaqué », a-t-il martelé.

Selon l’AFP, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait part de "sérieuses inquiétudes" concernant le programme nucléaire iranien. Sur la base d’informations jugées « crédibles » par l’agence, il apparait que le gouvernement iranien aurait mené des activités pour développer l’arme atomique : « L'agence a de sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien ». Si certaines de ces activités peuvent avoir des applications aussi bien civiles que militaires, d'autres sont spécifiquement liées au développement d'armes nucléaires", explique l’agence. L’Iran aurait bénéficié de l’expertise de scientifiques étrangers, et notamment d’un expert russe et de savants pakistanais.

Le 17 et 18 novembre, les 35 pays membres du conseil des gouverneurs de l'AIEA, pourraient décider de saisir le conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies.

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