Pourquoi aucun opposant politique russe ne viendra contrecarrer l'élection de Poutine aux présidentielles |
Vladimir Putin @ WEF![]() En dépit des résultats étonnamment bons des partis d’opposition lors des élections législatives récentes, des manifestations de rue qui attirent de plus en plus de monde en Russie, et du rejet affiché du candidat Poutine, aucun parti d’opposition ne tente vraiment de récupérer cet élan, et aucun candidat ne s’érige réellement comme l’homme à abattre de Poutine, constate Kommersant, le quotidien russe. Plus surprenant, les partis de l’opposition semblent même vouloir de dissocier de cette contestation. Les leaders des partis d’opposition semblent avoir été paniqués par leur propre succès. Contrairement aux élections législatives, il n’y aura qu’un seul vainqueur aux présidentielles, et les opposants de Poutine ne le perdent pas de vue, explique le journal. Maintenant qu’ils ont obtenu le nombre de sièges qu’ils souhaitaient à la Douma, l’assemblée russe, ils n’osent pas s’affirmer davantage et mettent leurs critiques en veilleuse. Tenter de saisir cette opportunité de s’imposer aux élections présidentielles leur fait peur. Les deux principaux partis d’opposition, le parti Communiste et le parti libéral-démocrate, vont donc présenter des candidats qui ont déjà été battus, et jouent déjà perdants, comme Mikhail Prokhorov, qui, lorsqu’il s’est présenté comme candidat, a affirmé simultanément qu’il ne voyait pas d’alternative à Vladimir Poutine. De même, les partis d’oppositions n’envisagent même pas de former une coalition pour présenter un candidat unique, et c’est même le contraire qui va se produire : une grande variété de candidats vont s’affronter, représentant une aussi grande variété de points de vue. Leurs chances de réussite sont donc très minces. Pour ces raisons, une campagne tapageuse serait un gaspillage d’argent pour le parti qui prendrait cette initiative, doublée d’une perte d’autorité morale, si un candidat recueillant plus de voix que prévu manifestait sa peur à l’idée de devenir l’opposant direct de Poutine. D’autant plus qu’en fin de compte, l’opposition aura à travailler avec lui, pendant 5 ans, lorsqu’il sera au pouvoir. Le gouvernement qui dirigera ne serait pas heureux avec un activisme excessif. Il est donc logique que personne, dans l’opposition, ne cherche à se mettre vraiment en travers de la voie qui devrait conduire à le voir très confortablement réélu dès le premier tour des élections… |
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