Printemps arabe : l'Egypte glisse-t-elle vers la dictature militaire?

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  • 04 nov. 2011
  • par Mylène Vandecasteele

En Egypte, les généraux au pouvoir tentent de plus en plus de renforcer leur emprise sur le pouvoir, ce qui suscite de plus en plus de crainte dans le monde politique, et l’on s’inquiète de la possibilité d’une seconde révolution.

Tout a commencé lorsque le gouvernement provisoire militaire a émis une proposition pour protéger l’armée de toute supervision et donner aux généraux le droit de veto sur la législation en matière d’affaires militaires. La proposition aurait également eu pour but d’empêcher les Islamistes de s’immiscer dans la rédaction d’une nouvelle constitution. L’armée serait déclarée le garant de la « légitimité constitutionnelle », ce que beaucoup interprètent comme le pouvoir de décider ou non l’application des politiques nationales importantes.

La proposition nécessite d’être adoptée par le Conseil Suprême des Forces Armées pour entrer en force, mais elle a rencontré l’opposition des Islamistes et les Libéraux. Les Frères Musulmans estiment qu’elle « viole la volonté du peuple », et pour le réformiste Mohamed El Baradei, le document est « tordu » et il a exigé son retrait.

Des élections doivent se tenir le 28 novembre pour constituer le nouveau parlement, pour la première fois depuis les 29 ans du régime de Moubarak. Les Islamistes ont appelé à des manifestations le 18 novembre pour protester contre la proposition.

Les militaires ont dominé la vie politique depuis 1952 en Egypte. Les 4 derniers présidents du pays étaient issus de l’armée, et dans les conseils régionaux et les instances étatiques, on trouve beaucoup de militaires en retraite.

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