Sepp Blatter seul candidat à sa réélection à la FIFA

Dimanche dernier, la commission d’éthique de la Fédération Internationale du football (FIFA), a suspendu provisoirement Mohammed Bin Hammam, pour présomption de corruption. Le président Joseph Blatter, qui avait également été mis en cause, a été en revanche lavé de tout soupçon. Avec la suspension de Bin Hammam, qui s’était présenté pour la succession de Joseph Blatter à la Présidence, la FIFA perd sa seule alternative pour un changement à sa tête, et Joseph Blatter demeure son seul candidat.

Cependant, à la faveur de ces soupçons de corruption, la FIFA traverse une crise de confiance grave, et beaucoup demandent le départ de Blatter.

Le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung déplore que les valeurs de fair-play que la Fédération attend des joueurs ne se retrouvent pas au niveau de sa direction, estimant que ce sont plutôt les calculs de pouvoir qui prévalent. Compte tenu des effets rhétoriques de Jack Warner qui a annoncer créer un « tsunami footballistique » en révélant des éléments de nature à prouver la corruption de la direction, et la sanction provisoire de Bin Hammam, plus qu’une crise de confiance, il s’agit d’une véritable crise de crédibilité de la FIFA, et il estime que Joseph Blatter en ressort forcément éclaboussé.

Joseph Blatter s’impose en force, pour la Repubblica, dans une « farce électorale ». Le journal rappelle que c’est Blatter lui-même, le « dictateur », comme il le qualifie, qui a nommé la commission d’éthique qui l’a acquitté.

Enfin, le tabloïd britannique The Sun exige le remplacement de Blatter à la tête de la Fédération, en mentionnant qu’il avait déjà été soupçonné de corruption lors de sa première élection en 1998, et il estime que durant les 13 années qui ont suivi ce premier accrochage, il n’a rien fait pour étouffer ces présomptions.

 

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