Vendre des armes ou soutenir les mouvements populaires du Printemps Arabe?

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  • 28 oct. 2011
  • par Mylène Vandecasteele

Amnesty International, qui souhaite faire adopter un traité pour interdire les ventes d’armes aux Etats qui pourraient s’en servir contre leurs propres citoyens, a déploré dans un rapport paru la semaine dernière que 17 pays européens n’ont pas hésité à vendre de grandes quantités d’armes et des technologies du renseignement en Afrique et au Moyen Orient, qui ont contribué à réprimer les soulèvements populaires de ces pays. Le rapport mentionne que depuis 2005, les principaux fournisseurs du Bahreïn, de l'Égypte, de la Libye, de la Syrie et du Yémen ont été l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la République tchèque et la Russie. Pour le journal Wiener Zeitung ces pays pratiquent le double jeu :

« Si tu veux la paix, prépare la guerre. Vendre des armes à la Libye, à la Syrie ou à l'Arabie Saoudite revient de toute évidence à préparer la guerre contre les propres peuples de ces pays. Sur les centaines de milliers de Syriens, qui ne cessent de manifester contre la tyrannie du clan Al-Assad, près de 3.000 ont payé de leur vie cette lutte pour leur liberté. Néanmoins, l’Allemagne a tout de même vendu à la Syrie le meilleur de l’équipement en matière d'écoute électronique. C’est pourquoi la résistance syrienne ne peut s'organiser électroniquement comme cela a été le cas en Tunisie ou en Egypte. Mais l'Allemagne a officiellement exprimé sa sympathie pour la lutte en faveur de la liberté des Syriens. L'électronique permet aussi d’assurer des d'emplois. »

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