Visite officielle d’Obama : Les Etats-Unis et l’Amérique Latine. Où en sont-ils?

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  • 23 mars 2011
  • par Charlotte Lebouvier

Le discours d’Obama à Santiago devait marquer une nouvelle ère dans les relations entre Etats-Unis et Amérique Latine. Résultat : Vide de sens, selon Antonio Caño, rédacteur d’El Pais, Obama a éludé le pincipal:

1. L’acceptation de la responsabilité des Etats-Unis pour le passé.

Dans son soutien aux régimes dictatoriaux qui a laissé des cicatrices et des cadavres dans toute l’Amérique Latine. Cette dernière ne cherche ni à humilier le président des Etats-Unis, ni à se venger. Ce continent a su évoluer à la modernité et au pragmatisme. Mais aller de l’avant ne signifie pas cacher son passé: et l’Amérique entière, du Nord au Sud, à besoin de se réconcilier avec. Quoi de mieux pour le faire que le palais présidentiel de la Moneda, symbole de cette Histoire ?

2. La levée l’embargo sur Cuba.

On ne peut pas dénoncer dans chaque discours l’exception antidémocratique Cubaine sans en apporter la moindre solution. L’embargo reste en effet une méthode archaïque qui sert aujourd’hui seulement de justification bon marché contre le régime de Castro. Lever l’embargo économique permettrait un geste sincère en faveur de la démocratie à Cuba, et aux yeux de l’Amérique Latine.

3. La condamnation du gouvernement d’Hugo Chavez.

Obama ne peut pas donner un avis sur l’Amérique Latine sans exprimer l’exception que représente le Venezuela. Chavez représente non pas le risque pour certains pays de retomber dans un régime militaire, mais la dégénérescence de la démocratie à des méthodes de corruption et des pratiques autoritaires. Obama n’a pas besoin de faire l’éloge de la démocratie Latino Américaine, mais de préciser quel type de démocratie il supporte…

Si l’Amérique Latine a démontré ces dernières années qu’elle n’a pas besoin de Washington pour vivre, Obama dévoile dans sa tournée Latino Américaine son ignorance à propos de ce continent. N’importe lequel des présidents chiliens, de gauche ou de droite : Patricio Aylwin, Ricardo Lagos, Eduardo Frei ou l’actuel Sébastian Piñera, aurait pu lui écrire un magnifique discours…

(photo)

 

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