La formule Hollywood

This Means War - © 2011 - Twentieth Century Fox

Le monde d’Hollywood reste étonnamment fidèle à une tradition : celle de l’inégalité sexuelle. C’est le résultat d’une étude publiée ce lundi par l’USC's Annenberg School for Communication & Journalism.

Dans leur étude, les 100 films ayant eu le plus de succès en 2009, tels que «Transformers: La Revanche», « Harry Potter et le Prince de sang-mêlé » et "The Twilight Saga: la Nouvelle Lune », ont été décortiqués et ont fourni les statistiques suivantes :

- 32,8% des personnages parlant étaient des femmes, contre 67,2% d’hommes. Ces pourcentages sont identiques à ceux de la même étude réalisée en 2008. « Nous voyons des tendances remarquablement stables », explique le professeur Smith. « Cela révèle qu’il existe une formule pour le partage des sexes dans l’industrie du cinéma qui pourrait échapper à la conscience des gens ».

- Les femmes étaient plus susceptibles de porter des vêtements sexy, comme un maillot de bain ou une chemise déboutonnée (25,8% contre 7,4%). Ce « déshabillage » concernait tout autant les femmes âgées de 21 à 29 ans, que celles de 13 à 20 ans, ce qui suggère que les femmes sont sexualisées très jeunes dans les films.

- Elles étaient plus susceptibles d’être décrites comme étant séduisantes par un autre personnage du film (10,9% contre 2,5%)

- Derrière la caméra, on retrouve une forte masculinisation de la profession. Seulement 3,6% des metteurs en scène et 13,5% des scripts étaient des femmes.

- Les chercheurs ont pointé aussi l’importance du sexe du metteur en scène : dans les films dirigés par des femmes, 47,7% des personnages étaient des femmes, tandis que ce taux chutait à un tiers lorsque le metteur en scène était un homme.

- De même, lorsque l’équipe des scénaristes intégrait une ou plusieurs femmes, 40% des personnages étaient des femmes, alors qu’elles n’étaient plus que 29,8% lorsque l’équipe des scénaristes était totalement masculine.

Les chercheurs expliquent d’ailleurs que c’est la masculinisation derrière la caméra qui décide la masculinisation du film. « Cela s’explique en partie parce que nous voyons plus d’hommes derrière la scène que de femmes, et ils racontent l’histoire qu’ils connaissent », explique le professeur associé Stacy L. Smith de l’USC Annenberg.

En revanche, il y a un domaine où les femmes ont surpassé les hommes dans le domaine cinématographique en 2009 : elles ont acheté plus de la moitié des tickets de cinéma aux Etats Unis, selon l’association du cinéma Motion Picture Assn. of America.

  • Source:Los Angeles Times
Share
NOMINATIONS
Michel Tubbax Michel Tubbax
Country Manager STEPSTONE BELGIUM
Martijn Bal Martijn Bal
Directeur VLAAMSE MEDIA INNOVATIE CENTRUM MIX
PALMARES BEL20