Pourquoi les Murdoch devraient quitter les fonctions opérationnelles de News Corp.

Le Conseil d’administration de News Corp et celui de l'opérateur de télévision BskyB (détenu à 40% par News Corp) devraient se souvenir de  l’histoire du cabinet de conseil Arthur Andersen, l’un des « Big Five », autrement dit l’un des cabinet d’expertise comptable les plus prestigieux des Etats Unis, et trembler, écrit Lex Column dans Financial Times. Andersen a été mis en cause au moment du scandale Enron, mais n’a pas été mis en faillite. Par la suite, il a changé de nom pour devenir Accenture.

Comme pour Andersen, la nature profonde du problème est culturelle. Mais alors qu’Andersen ne pouvait passer l’éponge sur son passé, News pourrait peut-être le faire, parce que sa culture est personnifiée par Rupert Murdoch et sa famille.

Rupert Murdoch, CEO du groupe a toujours accordé une attention disproportionnée aux titres de la presse britannique de son groupe, et il a soutenu Rebekah Brooks, qui dirige la branche britannique de News, et qui vient d’être arrêtée dimanche, puis remise en liberté sous caution. Et personne ne le croit lorsqu’il affirme que « News Corporation n’est pas Rupert Murdoch », pas même la justice ou les investisseurs.

Pour survivre, surtout après la mise en cause de Sir Paul Stephenson, le plus haut responsable de la Police Métropolitaine britannique, le groupe doit trouver le moyen de couper le cordon entre les Murdoch et les média qui constituent la source de leur fortune. Même si, techniquement, il s’agit d’une opération très difficile, le départ des commandes opérationnelles des Murdoch leur laisserait tout de même le pouvoir accordé à un actionnaire qui détient 12% des parts de News et totalise 39% des votes.

BskyB n’est pas atteint par le scandale, mais James Murdoch, son président, était responsable des titres de la presse britannique au moment où il a éclaté. Même s’il parvient à se laver de tout soupçon, la réputation désormais entachée de la famille semble compromettre son avenir dans le conseil d’administration de l’opérateur de télévision.

 

Mise à jour du 19/07/2011 : Réaction de Burson-Marsteller 

Il est dit dans l'article que (Arthur) Andersen a changé son nom pour Accenture, alors qu’en fait Accenture et Arthur Andersen sont deux entreprises différentes.Accenture est une entreprise de conseils en management et une organisation de services technologiques, et n'est pas et n'a jamais été engagée dans la pratique de la comptabilité publique, comme l’était Arthur Andersen. Accenture et Arthur Andersen ont été formées comme des entités juridiques distinctes et ont fonctionné de façon indépendante à partir de 1989. En août 2000, selon une décision de l'arbitre à la Chambre de Commerce Internationale, suite à une procédure engagée par Accenture en 1997, tous les anciens liens contractuels entre Accenture et Andersen Worldwide, y compris Arthur Andersen, ont été complètement éradiqués.       

La décision de l'arbitre a clairement indiqué qu’Accenture n’a pas issue de la firme comptable Arthur Andersen, et qu’Arthur Andersen n'a jamais été la société mère d’Accenture. Il a également confirmé qu’Accenture n'a pas été possédée par Arthur Andersen, il n'y avait donc pas de spin-off ou de break-off, et aucun lien parental.

 

Goedele Soetemans

 Burson-Marsteller

37 Square de Meeûs

1000 Brussels - Belgium

Tel:  +32.2.743.66.39

Fax: +32.2.733.66.11

Mob:+32.494.16.53.78

  • Source:Financial Times
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